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l'Elysée dans l'engrenage de la guerre

 
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Jean-Pierre Guilley
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MessagePosté le: Mar 2 Juin 2015, 18:48    Sujet du message: l'Elysée dans l'engrenage de la guerre Répondre en citant






Les mesures de sécurité vont être renforcées dans les lieux publics et les transports en France, après l'assassinat d'un otage en Algérie par un groupe qui a fait allégeance au soi-disant «Etat islamique», a annoncé jeudi l'Elysée après un conseil de défense. Les drapeaux seront mis en berne vendredi, samedi et dimanche pour rendre hommage à Hervé Gourdel, décapité en Algérie en représailles aux premières opérations françaises en Irak. Jeudi, pour la deuxième fois, deux Rafale de l'armée de l'Air ont bombardé des cibles en Irak à 60 km à l'ouest de Bagdad, détruisant des hangars contenant du matériel militaire.

La France se prépare à changer de politique en Syrie, avec la possibilité de frappes contre les djihadistes de l'Etat islamique (Daesh). S'il se confirme dans les prochains jours, ce virage sur l'aile sera délicat à négocier, alors que, depuis plusieurs semaines, Paris ne cesse de clamer qu'il est hors de question pour la France d'intervenir en Syrie, par crainte de donner un coup de pouce au régime de Bachar al-Assad. Les responsables français renvoyaient dos à dos le dictateur syrien et l'organisation djihadiste, toujours frustrés qu'ils étaient de ne pas avoir pu «punir» le premier en août 2013, à cause du lâchage de dernière minute de Barack Obama. Fondée sur des justifications morales, cette position est en train de voler en éclats sous la pression du réel. Et de l'émotion considérable provoquée par l'assassinat de l'otage français Hervé Gourdel, mercredi en Algérie.

Jeudi matin, au micro de RTL, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian reconnaissait que la question de frappes françaises contre Daesh en Syrie «est posée», ajoutant : «On verra dans les jours qui viennent». Quelques heures plus tard, un conseil de défense s'est tenu à l'Elysée au cours duquel cette éventualité a été envisagée, sans trancher clairement la question. Le communiqué publié à l'issue de la réunion dit que «la France poursuivra et intensifiera son soutien aux forces de l’opposition syrienne qui combattent aujourd’hui les groupes jihadistes». Cette «intensification» permettrait de justifier des frappes françaises destinée à protéger et appuyer les «forces de l'opposition syrienne» que l'Occident et les pays arabes soutiennent déjà. A aucun moment, le communiqué de l'Elysée n'évoque le régime syrien – une absence lourde de sens. Depuis New-York, où il participe à l'Assemblée générale des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait pris soin d'expliquer dès lundi qu'«il n'y a pas d'empêchement juridique à ce que les attaques de Daesh fassent l’objet de réactions aussi bien en Irak qu’en Syrie». Le chef de la diplomatie française s'appuie sur l’article 51 de la charte de l'ONU, qui justifie la légitime défense.

Tout semble prêt pour que la France s'engage plus avant dans la nouvelle guerre d'Orient. Mais pour François Hollande, «ce n'est pas facile» de prendre une telle décision. Visiblement secoué par la décapitation d'Hervé Gourdel, il doit faire face à des réticences au sein de l'appareil d'Etat. Les généraux ne sont pas chauds pour s'embarquer dans cette affaire. Disciplinés, ils finiront par exécuter les ordres du chef des Armées, mais ils peuvent peser avant que la décision ne soient formellement prise. Pour eux, la priorité est la Libye, pas la «Syriak» (Syrie-Irak) selon l'expression américaine. Les militaires français savent bien, pour le vivre tous les jours depuis le début des frappes en Irak le 19 septembre, qu'ils n'occupent qu'un strapontin aux côtés des Américains. A peine une mission par jour au dessus de l'Irak et pas plus de deux frappes contre des dépôts logistiques en une semaine. Ce n'est pas Austerlitz ! Alors que dans le sud de la Libye, avec 3000 militaires français dans la bande sahélo-saharienne, ils sont aux premières loges pour s'occuper des groupes terroristes locaux.

A ces considérations stratégiques s'ajoute une affaire de gros sous : le budget des opérations extérieures est en train d'exploser ! Alors que seulement 450 millions d'euros avaient été provisionnés en 2014, le total des divers engagements militaires devrait dépasser 1,1 milliard. Avant même la Syrie... Les milieux de la défense craignent de devoir remonter rapidement à la charge, comme en mai, pour sauver les crédits de la loi de programmation militaire.

Les diplomates ne sont pas non plus unanimes quant à ce changement radical. Depuis 2011, la diplomatie française s'est beaucoup engagée contre le régime de Bachar, appelant à son renversement par les armes. L'impuissance de la communauté internationale est restée sur l'estomac de beaucoup de responsables de la politique étrangère française, et du ministre Laurent Fabius au premier chef. Participer à des frappes, non contre Assad, mais avec le consentement passif de celui-ci contre ceux qui sont, nolens volens, ses opposants, n'est pas si facile à avaler. Prévenue par les Etats-Unis, Damas n'active même pas ses défenses aériennes qui gêneraient – un peu – l'aviation américaine. Au delà des déclarations de circonstance, une partie de l'opposition syrienne s'inquiète des frappes alliées en Syrie. Une caricature, qui circule sur les réseaux sociaux arabes, résume l'ambiance. On y voit un hélicoptère d'Assad et un avion américain : le premier dit au second : je fais le jour, tu fais la nuit. Les frappes sur d'autres groupes islamistes, comme Khorasan, dans la région d'Alep, semblent avoir suscité beaucoup d'interrogations sur le terrain.

A Paris, l'affaire pourrait traîner encore un peu, l'exécutif se réfugiant alors derrière l'argument du «partage du travail» entre alliés pour ne pas s'engager en Syrie. Sauf que «tout va se jouer en Syrie», comme l'explique le spécialiste de la région Jean-Pierre Filiu. Personne ne doute qu'il est militairement absurde de frapper un ennemi sur une moitié seulement du territoire qu'il occupe. En Irak, Daesh est fort de sa base populaire sunnite et le mouvement ne peut, dans l'immédiat, qu'être contenu dans l'attente d'une improbable reconquête au sol par les forces kurdes et chiites ou d'une désagrégation de l'alliance qu'il a constituée derrière lui. C'est bien en Syrie que Daesh est susceptible d'être détruit ou affaibli – comme en témoignent les frappes américaines et arabes contre les raffineries pétrolières du Califat dans la nuit de mercredi à jeudi. C'est en Syrie aussi que se trouvent des groupes armés sunnites susceptibles d'en découdre avec Daesh. Jean-Pierre Filiu s'interroge : «Où sont les Français ?» La réponse pourrait ne pas tarder.


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MessagePosté le: Mar 2 Juin 2015, 18:48    Sujet du message: Publicité
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MessagePosté le: Mer 3 Juin 2015, 22:45    Sujet du message: l'Elysée dans l'engrenage de la guerre Répondre en citant
je pense qu'il était temps que l'on "bouge"...
mais la France a t'elle les moyens (financier et humains) de s'engager plus en avant ?



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MessagePosté le: Jeu 4 Juin 2015, 08:45    Sujet du message: l'Elysée dans l'engrenage de la guerre Répondre en citant
as t'on les moyens, presque seul, d'être les gendarmes du monde ?
La question est posée...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:26    Sujet du message: l'Elysée dans l'engrenage de la guerre

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